Construction : savoir différencier ciment, béton et mortier

Lorsqu’un particulier décide d’assurer lui-même le rôle de maître d’ouvrage pour la construction de sa maison, il importe qu’il maîtrise certaines notions élémentaires sur les matériaux de construction. Il doit, par exemple, savoir différencier le ciment, le béton et le mortier, des préparations qui détiennent leur spécificité, tant dans leur composition que dans leur utilisation.

 

Le ciment : la base de toutes les préparations

Le ciment est le matériau de base de toute construction en dur. Il est fabriqué en traitant de l’argile avec du calcaire et de la chaux. Parfois, des cendres volcaniques viennent s’y ajouter. Le cycle de production commence par l’extraction des matières premières. S’ensuivent l’étape d’homogénéisation et le séchage avant de passer le mélange au four à plus de 1.000°C pour obtenir un produit sableux qui prend la forme de granules grises broyées après refroidissement.

Rarement employé sans additif, mélangé avec de l’eau, le ciment se transforme en une pâte qui durcit au contact de l’air et constitue un liant très robuste entre différentes matières.

Pour obtenir un résultat final imitant la roche, le ciment est mélangé avec des granulats et du sable. Cette solution est également économique et permet d’avoir la forme souhaitée pour la construction, comme des briques de ciment ou des parpaings. En raison de leur solidité et la simplicité de leur fabrication et de leur assemblage, ces matériaux deviennent de plus en plus privilégiés dans les constructions contemporaines au détriment des briques en terre cuite qui disparaissent peu à peu dans le paysage moderne.

 

Le mortier : pour « coller » les briques et les parpaings

Avant  l’avènement du ciment, les constructeurs utilisaient du mortier composé de terre et d’eau pour lier les briques. Pour assurer la solidité des bâtiments, les murs étaient très épais. Lorsque l’usage du ciment s’est démocratisé, ce mortier classique constitué de boue a fait place à une nouvelle formule de liant composé de ciment et de sable. Robuste et résistant, ce mortier offre la possibilité d’édifier des murs peu épais sur des dizaines d’étages.

Pour optimiser la solidité du mortier, le mélange de ciment et de sable doit être bien dosé. En principe, pour 1 sac de ciment, la quantité de sable ne doit pas dépasser 5 sacs, voire 4. L’ensemble est mouillé avec de l’eau (environ 75% de son volume).

Les mortiers préfabriqués sont particulièrement conseillés pour réaliser des travaux d’appoint. L’utilisateur n’a plus qu’à ajouter la quantité d’eau indiquée sur la notice pour obtenir un liant. Certes, ce matériau revient un peu plus cher, mais il est pratique.

Il existe d’autres mortiers : le mortier de chaux qui est moins solide que le mortier de ciment et qui demande plus de temps pour durcir et assurer sa prise. Le mortier bâtard est fabriqué en mélangeant en quantités égales du ciment et de la chaux.

 

Le béton : un ajout de gravats pour accroître sa solidité

Obtenu avec les mêmes matériaux que le mortier, le béton possède des caractéristiques similaires à ce dernier. Il est cependant plus résistant, car des gravillons viennent s’ajouter dans sa composition. Il est possible de le préparer manuellement en se servant d’une pelle, mais l’utilisation d’une bétonnière permet d’avoir une matière plus homogène et plus solide.

À titre d’information, les proportions requises sont : 50kg de ciment pour 90kg de sable, 160kg de gravier et de l’eau.

Le béton représente le matériau idéal pour réaliser des fondations, des poteaux, des dalles, des poutres de soutien et des escaliers dans les constructions contemporaines.

Vous savez désormais faire la différence entre le ciment, le mortier et le béton et possédez des notions de base pour assurer votre rôle de maître d’ouvrage.

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